SIMON LANGLOIS, Ph.D.

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Mise à jour 2026
Professeur émérite

Simon Langlois (Ph.D.)

Membre de la Société royale du Canada

Membre émérite de la Société des Dix

Né à Montmagny, le professeur Simon Langlois a complété ses études doctorales et de recherche à la Sorbonne en 1981 sous la direction du grand sociologue français Raymond Boudon. Figure majeure de la sociologie québécoise, il a consacré sa carrière universitaire à l'Université Laval, où il est aujourd'hui professeur émérite au Département de sociologie.

Ses champs de spécialisation couvrent la sociologie du changement social, l'analyse de la stratification sociale, la comparaison internationale des modes de vie, ainsi que l'histoire intellectuelle du Québec. Il a publié de nombreux travaux dans les champs de la sociologie de la consommation, de la stratification sociale et des études culturelles. Ses articles scientifiques sont parus dans de nombreuses revues savantes dont Recherches sociographiques, L’Année sociologique, Sociologie et sociétés, The Tocqueville Review et la Revue européennes des sciences sociales.

[Mon parcours dans la recherche de savoirs fondés en sociologie]

Actuellement

Professeur émérite à l'Université Laval, il est également président en exercice du Conseil scientifique du CREDOC (Paris) et il a été nommé trésorier de la Société Tocqueville en 2026.

Distinctions majeures

Il a reçu plusieurs prix et distinctions dont les Palmes académiques de France (2002), le Prix international en études canadiennes du Gouverneur général du Canada (2012) et le prix Outstanding Contribution Award de l’Association canadienne des sociologues (2017).

Affiliations

Il a été coordonnateur du groupe international Comparative Charting of Social Change dont les travaux furent publiés par McGill-Queen’s University Press dans une collection dont il fut le directeur. Il a été élu à la Société royale du Canada (2003) et fut président de l’Académie canadienne des sciences sociales de 2013 à 2015.

Vient de paraître

Actualités bibliographiques
Parution récente

La société démocratique de participation selon Gérald Fortin

Une analyse critique approfondie de la vision pionnière de Gérald Fortin sur le développement communautaire, l'urbanisme social et la participation citoyenne au Québec.

Essai critique Cahier des Dix, n° 79
Note de lecture L'année Sociologique, vol. 75

À paraître (2027)

[2027]
Prochain ouvrage

Sociologie et savoirs fondés : Trajectoires et perspectives pour le XXIe siècle

La sociologie scientifique s’est imposée en livrant des descriptions validées des phénomènes sociaux, des analyses causales sophistiquées et, surtout, des explications qui emportent une large adhésion. L’opposition entre individu et société est désormais dépassée et les conflits théoriques entre l’individualisme méthodologique et le holisme méthodologique se sont estompés. La sociologie a contribué à élargir la référence à la rationalité qui guide les comportements des individus tout en statuant qu’ils agissent en contexte, à une époque et dans des structures données. Cet ouvrage pose un regard argumenté sur la sociologie en retournant aux travaux fondateurs et en privilégiant l’examen de nombreux savoirs fondés sur l’action sociale : mouvements sociaux, immigration, attachement social, tradition, bien-être, classes sociales, notamment. La sociologie échappe au relativisme ambiant et à un positivisme réducteur en livrant des schémas d’intelligibilité des phénomènes sociaux et des modèles d’explication du changement à distance des présupposés idéologiques.

Débats et Médias (Le Devoir)

Tribune • Le Devoir

Le pouvoir l’emporte sur le droit

Analyse de l’échec des négociations tarifaires entre le Canada et les États-Unis sous l’angle de Thucydide. Lorsque les États sont inégaux, le pouvoir l’emporte sur le droit. Toutefois, l’histoire et la philosophie enseignent que cette domination comporte des limites.

Tribune • Le Devoir

Baby-boom, Révolution tranquille et héritage des génération

Cette analyse souligne la mobilité sociale ascendante des femmes et leur émancipation face aux normes traditionnelles, tout en distinguant la « génération lyrique » (1945-1955), marquée par l’optimisme, des cohortes suivantes (1955-1965), confrontées à d’importantes difficultés économiques.